dimanche 25 juin 2017

Quid de la double nationalité en RD Congo ?



Respect de la Constitution pour assurer un bon avenir
à nos enfants
 La Constitution de la RD Congo en son article 10, stipule : «  La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec aucune autre. » Et pourtant, nos dirigeants semblent devenir amnésiques devant cette disposition de la Loi Fondamentale.
Le président de la république élu, avant son entrée en fonction prête devant la Cour Constitutionnelle, le serment, (article 74 de la Constitution) « d’observer et de défendre la Constitution et les lois de la République ».
Mais que constatons-nous ? L’article 10 de la Constitution est violé en toute impunité. En effet, le pays est géré en grande partie par des personnes d’origine congolaise, certes, mais de nationalités étrangères ! Et pourtant, ces dirigeants savent qu’en s’octroyant une autre nationalité, ils perdent automatiquement leur nationalité congolaise d’origine car la double nationalité n’est pas autorisée en RD Congo.

Un moratoire de trois mois avait été accordé

Le problème avait été soulevé à l’Assemblée Nationale en 2006 à Kinshasa suite à plusieurs cas 
Assemblée Nationale RDC/Kinshasa
photos Okapi
constatés. Un moratoire de trois mois avait été accordé à toutes les personnes concernées par la question de la double nationalité. Ce moratoire devait leur permettre de se mettre en conformité avec la législation congolaise. A ce jour, le moratoire n’a toujours pas été levé, malgré son caractère anticonstitutionnel. En outre, les contrevenants n’ont rien fait pour se défaire de leur statut d’étranger.

La question de la double nationalité suscite beaucoup de controverses en RD Congo. Certains estiment qu’en parler serait « ouvrir la boite de pandore ». En d’autres termes, cela signifie que trop de dirigeants influents sont concernés par cette violation flagrante de la Constitution.
Par ailleurs, je ne peux m’empêcher de penser que les personnes concernées par la double nationalité ont dû présenter de fausses pièces d’identités lors des élections en RD Congo, puisque n’étant pas congolaises. Dans un pays de droit, cela est qualifié de «  faux et usage de faux ». En revanche, en  RD Congo, cela passe en toute impunité. A cette allure, quelles valeurs allons-nous léguer à nos enfants ?

La loi est dure mais c’est la loi

Angèle Makombo: Présidente de la LIDEC
En vue de mettre progressivement fin à cette transgression grandissante de notre Loi Fondamentale, commençons par être intransigeant lors de la prochaine élection présidentielle. C’est pourquoi, pour la magistrature suprême, je propose que ne soient retenues que les personnes répondant à toutes les exigences de nos lois.  « Dura lex, sed lex », (la loi est dure mais c’est la loi). Car c’est le leader qui donne la direction, l’exemple à suivre. Je défendrai cette idée de toutes mes forces, dans les réseaux sociaux, dans mes réunions et meetings devant la population. J’ose espérer que beaucoup vont emboîter le pas.
Observer les lois est le premier devoir d’une femme ou d’un homme qui a l’ambition de diriger son pays. C’est un respect à l’égard de son peuple.


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